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Calme précaire à Gabès après la vague de protestations

Tunis, UNIVERSNEWS (Social) – La vie a repris son cours normal dans la ville de Gabès, après des affrontements mercredi entre plusieurs jeunes et agents des forces de l’ordre. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui protestaient contre la dégradation de la situation environnementale dans la région.

Une marche pacifique a été organisée, mercredi, au départ de la place des martyrs en direction des unités de production du Groupement Chimique Tunisien (GCT). Les manifestants ont scandé des slogans appelant à démanteler les unités du GCT qui sont à l’origine de la pollution atmosphérique dans la ville de Gabès.

Dans son communiqué publié, jeudi, le mouvement « Stop pollution » a revendiqué l’application de la décision gouvernementale du 29 juin 2017 portant fermeture des unités industrielles du GCT ainsi que l’annulation de la décision du 5 mars 2025 relative à l’installation de deux usines de production d’ammoniac et d’hydrogène à Gabès.

Appel à la création d’une structure de surveillance

Pour sa part, la section régionale de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT) de Gabès a lancé un appel aux autorités compétentes pour la création d’une structure de surveillance environnementale pilotée par un comité scientifique pluridisciplinaire, afin de répondre aux impacts persistants du Groupe chimique tunisien (GCT) sur la santé publique et l’écosystème local.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, l’OIT de Gabès a insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale, fondée sur des données scientifiques rigoureuses, intégrant les dimensions sanitaires, environnementales, sociales et économiques du dossier.

L’Ordre a également appelé à soutenir les projets de recherche et d’innovation liés à l’économie verte, ainsi que les initiatives visant à réhabiliter les terres affectées par la pollution industrielle. Il a réaffirmé son engagement à collaborer avec tous les acteurs concernés dans une démarche scientifique responsable, « au service de l’avenir de la région et dans l’intérêt des citoyens comme de l’environnement ».

Enfin, la section régionale a rappelé l’urgence de mettre en œuvre les décisions nationales antérieures concernant le GCT, préconisant notamment des alternatives techniques qui concilient protection de l’environnement, continuité de la production et préservation des emplois.

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