
Tunis, UniversNews (Faits divers) – La violence en milieu scolaire a pris des proportions alarmantes ces dernières années. À l’école, chaque enfant devrait se sentir respecté, accepté et en sécurité, afin de pouvoir apprendre et s’épanouir. Pourtant, de nombreux élèves sont encore victimes de violences et de harcèlement. Et à l’heure des réseaux sociaux, ces phénomènes ne s’arrêtent plus aux portes de l’école : ils se poursuivent et s’amplifient en ligne.
Près d’un élève sur trois dans le monde déclare avoir été agressé physiquement au moins une fois au cours de l’année. Ce phénomène de société se manifeste sous différentes formes, physique, verbale et psychologique. Moqueries, insultes, humiliations et sobriquets représentent le triste panel de violences subies par les élèves devant les écoles. Les situations de violence et d’intimidation ne doivent pas être tolérées à l’école. Les écoles doivent agir pour prévenir et régler ces situations. Mais ce n’est pas toujours le cas.
La cour de récréation et les couloirs sont les plus susceptibles d’être le théâtre de telles scènes de violences répétées, mais celles-ci se déroulent aussi dans les salles de classe, à la cantine et lors des activités sportives. Et débordent parfois au-delà des murs de l’école comme en témoigne cette affaire examinée par le parquet du tribunal de première instance de Tunis 2 El Mourouj qui a ordonné la détention de quatre filles pour avoir agressé une élève de 18 ans et l’avoir brutalement violentée devant le lycée de la cité Bougatfa 2 à Sidi Hussein, puis avoir filmé l’incident et l’avoir publié sur les réseaux sociaux.



