
UniversNews (Santé) – Le jeûne du Ramadan est envisageable pour de nombreux cardiaques stables, mais présente des risques pour les cas sévères (insuffisance cardiaque décompensée, angine instable, post-opératoire récent). Une consultation médicale 6 à 8 semaines avant est indispensable pour ajuster le traitement et évaluer la capacité à jeûner, en privilégiant une alimentation équilibrée et une hydratation suffisante.
- Qui peut jeûner ? Les patients stables, avec une bonne fonction ventriculaire (FEVG 35%), sans signes de gravité.
- Contre-indications : Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III-IV), angine de poitrine instable, hypertension non contrôlée, ou hospitalisation récente.
- Alimentation : Éviter les repas copieux, très salés ou gras. Privilégier une rupture du jeûne légère et une hydratation abondante entre le ftour et le shour.
- Surveillance : En cas de douleurs thoraciques, essoufflement, vertiges ou palpitations, le jeûne doit être arrêté immédiatement.
La gestion du jeûne doit être individualisée par le cardiologue pour éviter les risques de déshydratation, d’hypotension ou de thrombose.
« Les patients cardiaques autorisés à jeûner durant le mois de Ramadan doivent rompre immédiatement le jeûne en cas d’apparition de signes d’alerte comme les douleurs thoraciques, la fatigue intense et l’essoufflement », a souligné Dr Sami Milouchi, chef du service de cardiologie à l’hôpital universitaire de Médenine.
Intervenant dans une émission télévisée de l’agence TAP, le spécialiste a mis l’accent sur la nécessité de consulter un médecin ou de se rendre au service des urgences le plus proche afin d’éviter de graves complications de santé.
Il a ajouté que la fatigue extrême, les évanouissements, l’accélération ou l’irrégularité du rythme cardiaque sont également des signes d’alerte qui ne doivent pas être négligés, aussi bien chez les patients cardiaques que chez des personnes ne souffrant pas de maladies chroniques.



