
UniversNews (Tourisme) – La commission parlementaire du tourisme, de la culture, des services et de l’artisanat a examiné une initiative législative relative à la profession de guide touristique qui impose la mobilisation et l’engagement de tous les intervenants y compris les guides touristiques qui constituent un important maillon de la chaîne touristique dont l’axe fondamental repose sur la qualité totale des prestations.
Le guide touristique occupe une place singulière dans la chaîne de valeur du tourisme. Il n’est ni un simple accompagnateur, ni un prestataire interchangeable. Il est médiateur culturel, narrateur de territoires, gestionnaire de groupes, souvent premier contact humain entre le visiteur et le pays. C’est précisément ce rôle stratégique qui a conduit les pouvoirs publics à revoir en profondeur les conditions d’accès et d’exercice de la profession. L’objectif affiché est clair : sortir d’une zone grise longtemps tolérée, améliorer la qualité des prestations et professionnaliser un métier clé pour l’image du pays.
Restructurer et professionnaliser le métier
Les représentants de l’initiative ont précisé que le rôle du guide touristique est crucial dans la consolidation de l’excellente image dont jouit la Tunisie sur la scène internationale, et dans la valorisation du patrimoine culturel et archéologique du pays. Ils ont souligné que la réglementation actuelle, datant de 1972, nécessite une révision urgente, tout en appelant à organiser et à moraliser ce secteur et de lutter énergiquement contre les abus et les manquements aux règles déontologiques afin de préserver l’image du pays surtout avec la marginalisation de la profession. Un guide bien formé a la capacité de valoriser notre patrimoine et vendre la destination Tunisie à des touristes étrangers qui, une fois chez eux, inciteront leur entourage et amis à visiter notre pays. Par contre, un guide improvisé et opportuniste porte atteinte non seulement au site, à la ville, mais aussi à l’image de marque du pays.
Critères précis pour bannir l’informel
Cette marginalisation a entraîné la prolifération de personnes non qualifiées, nuisant à l’image du tourisme tunisien, d’autant plus que le contrôle est insuffisant en raison du manque d’inspecteurs. La pénurie de guides agréés dans certaines villes ou régions devient prévisible. Le recours à l’informel risque de s’accentuer, faute d’alternative légale suffisante. C’est pourquoi, le projet de loi vise à réglementer le secteur en établissant des critères précis pour l’exercice de la profession de guide touristique. Ceci garantirait aux touristes le droit de recevoir des informations et des conseils précis de la part de personnes qualifiées possédant un niveau minimal de connaissances historiques et culturelles et une maîtrise des langues étrangères. Parallèlement, ce projet protégerait les droits des guides touristiques, tant matériels que moraux. À travers cette initiative, la Tunisie confirme ainsi son engagement à valoriser le métier de guide touristique et à en faire un levier clé pour le développement d’un tourisme durable. (M.S)



