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Coupe du Monde 2026 : Chronique d’un fiasco annoncé sous le regard passif de la FIFA

UniversNews – À quelques jours seulement du coup d’envoi de la Coupe du monde, l’ambiance n’est pas à la fête, mais à la crise diplomatique et logistique. Entre failles de sécurité majeures, discriminations administratives et infrastructures indignes, les incidents se multiplient. Face à ce tableau alarmant, l’instance faîtière du football mondial brille par son mutisme, endossant le rôle du spectateur passif d’une édition qui s’annonce déjà comme l’une des plus chaotiques de l’histoire.

La politique s’invite sur le terrain : le scandale des visas

Alors que les règlements de la FIFA interdisent strictement toute ingérence politique dans le sport, la gestion des visas par les autorités américaines tourne à la démonstration de force géopolitique.

Le traitement réservé à la délégation irakienne a donné le ton : l’attaquant vedette Aymen Hussein est resté bloqué plus de sept heures à l’aéroport, soumis à un interrogatoire surréaliste, tandis que le photographe officiel de l’équipe, Talal Salah, s’est vu purement et simplement refuser l’accès au territoire et expulser.

Plus grave encore, la sélection iranienne se retrouve amputée d’une partie de ses joueurs, toujours en attente de leurs visas. Les restrictions imposées à l’Iran – obligation d’atterrir la veille du match et de quitter le territoire immédiatement après le coup de siflet final – bafouent l’équité sportive. Enfin, le corps arbitral n’est pas épargné : l’arbitre international somalien Omar Artan, pourtant muni d’un passeport diplomatique et officiellement sélectionné par la FIFA, a été refoulé et renvoyé vers la Turquie.

Sécurité et logistique : entre balles réelles et camps de fortune

Au-delà de l’imbroglio administratif, c’est la sécurité physique des délégations qui suscite l’effroi. Des coups de feu ont été signalés à proximité immédiate du camp de base de l’équipe d’Angleterre, plongeant la délégation des « Three Lions » dans l’inquiétude.

Sur le plan des infrastructures, le standing d’un Mondial semble s’être évaporé. Le Japon a été contraint de modifier ses plans d’urgence et de changer de terrain d’entraînement en raison de la qualité catastrophique de la pelouse mise à sa disposition. Quant aux sélections suisse et japonaise, leurs complexes résidentiels frôlent le fait divers : situés dans des zones jugées dangereuses, les alentours de leurs centres d’hébergement sont infestés de serpents venimeux. Une logistique low-cost impensable pour un événement de cette envergure.

Le silence coupable de la FIFA

Face à cette accumulation de dysfonctionnements qui lèse directement les sélections nationales, la position de la FIFA est devenue intenable. L’organisation, d’ordinaire si prompte à brandir ses règlements pour suspendre des fédérations locales, applique ici la politique de l’autruche.

En fermant les yeux sur ces violations flagrantes du principe de neutralité et de respect des délégations, la FIFA ne fait pas que cautionner le chaos : elle compromet gravement l’intégrité de sa compétition reine. Les pelouses n’ont pas encore parlé, mais les coulisses, elles, crient déjà au fiasco.

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