
UniversNews (Social) – Les cadres et agents du Centre de formation et d’apprentissage professionnel à Kébili, ont observé, lundi, un sit-in de protestation devant le siège de la direction régionale de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
Ce mouvement de protestation vise à dénoncer les retards accusés par l’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) dans la mise en œuvre de plusieurs accords, le secrétaire général du syndicat de base de la formation professionnelle, Abdeljelil Bouazza.
Les accords en question portent notamment sur l’équipement de plusieurs ateliers, la formation des formateurs et l’introduction des diplômes de technicien et de technicien supérieur au Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Kébili, en remplacement du seul système actuel de certificats de qualification et d’aptitude professionnelle.
Cette action a été suivie d’un point de presse au siège de l’Union régionale du travail, consacré à la situation du secteur dans la région et aux difficultés auxquelles il est confronté, notamment en matière d’équipement des ateliers et de développement des diplômes délivrés aux stagiaires.
Le Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Kébili, réalisé pour un coût dépassant 12 MD et dont les équipements étaient estimés à près de 8 MD, n’a accueilli que 213 stagiaires au cours de l’année de formation écoulée, dont 110 seulement sont allés au terme de leur cursus, a précisé Bouazza.
Par ailleurs, 16 candidats seulement, sur un total de 46, ont obtenu leur diplôme cette année.
« Cette situation soulève de nombreuses interrogations sur l’état du secteur dans la région, d’autant que, sur les 15 ateliers prévus, seuls six sont entrés en exploitation avec des équipements très limités », a ajouté Bouazza.
Il a estimé que le secteur de la formation professionnelle à Kébili « traverse une situation préoccupante, sans perspective d’amélioration pour la prochaine année de formation », considérant que l’Agence tunisienne de la formation professionnelle continue de privilégier des solutions provisoires.
Il a déploré l’insuffisance des nouvelles spécialités programmées et le manque d’équipements dans les ateliers concernés, relevant que la filière de technicien supérieur en énergie solaire, initialement prévue à Kébili, a finalement été implantée dans trois autres régions.
Il a, en outre, fait état de démarches engagées pour permettre la reprise, prévue en septembre prochain, des travaux de construction du Centre de formation et d’apprentissage professionnel de Douz.



