
Tunis – Univers News. Selon des informations rapportées par le quotidien El Español, les analystes de l’État-major de la Guardia Civil -Garde civile espagnole- auraient détecté plusieurs agents des services de renseignement marocains dissimulés parmi les migrants tentant de rejoindre l’enclave espagnole.
Cette identification a été rendue possible grâce au réseau de caméras de vidéosurveillance à haute précision déployé le long de la frontière, qui permet un suivi en temps réel des mouvements de foule et l’analyse des comportements suspects.
Observer le dispositif espagnol en temps réel
D’après des sources au sein des services de renseignement espagnols, la présence de ces agents infiltrés répond à une double stratégie sur le terrain. Il s’agirait d’une part de superviser directement l’afflux des migrants vers Ceuta, et d’autre part d’évaluer la réactivité des forces de sécurité espagnoles. L’observation en direct du dispositif frontalier permet ainsi aux services marocains de mesurer le niveau de préparation et les capacités de réponse de Madrid lors de telles pressions migratoires.
La thèse de la « guerre hybride »
Ces révélations s’inscrivent dans un climat de vive tension, alimenté par la diffusion de séquences vidéo et de témoignages faisant état d’une passivité, voire d’une aide active des forces de sécurité marocaines pour acheminer les migrants vers la barrière. Plusieurs analystes et observateurs espagnols qualifient cet épisode de manœuvre de « guerre hybride », estimant qu’une opération de cette ampleur, doublée d’un travail d’observation infiltré, n’aurait pas pu avoir lieu sans l’aval ou la coordination des autorités marocaines.
KS



