
UniversNews (Education) – Le phénomène de la fraude a pris une ampleur inquiétante… arrivant, même, à fausser les règles des examens, en permettant au fraudeurs de bénéficier d’une chance d’obtenir des résultats qu’ils sont loin de mériter… et, peut-être aussi, de prendre la place de certains autres candidats plus méritants.
La question qui se pose et à laquelle on n’a pas cherché une solution est de trouver les moyens de dissuader les candidats aux examens de recourir à la triche pour réussir… surtout que cette solution n’est pas durable… et que cela leur permettra, au plus, de retarder la date de leur débâcle et de dévoiler qu’ils ne sont rien.
La LTDH pour une approche éducative !!!
La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a appelé à privilégier une approche éducative et disciplinaire dans le traitement des cas de fraude aux examens, exprimant son opposition aux peines d’emprisonnement prononcées à l’encontre des élèves impliqués dans de tels actes.
Dans une déclaration publiée lundi, la Ligue a indiqué avoir suivi les mesures prises dans le cadre de l’identification d’opérations de fraude aux examens, ainsi que les décisions de placement en détention et les mandats de dépôt émis contre plusieurs élèves.
L’organisation a souligné que la fraude aux examens constitue « un comportement totalement inacceptable », portant atteinte au principe de l’égalité des chances et à l’intégrité du système éducatif, et qu’elle doit être combattue avec fermeté. Elle estime toutefois que ce phénomène ne devrait pas être traité par une « approche répressive privative de liberté », susceptible de stigmatiser les élèves concernés, de les exclure et de compromettre leur avenir scolaire et social.
La Ligue a souligné la nécessité d’aborder cette problématique dans un cadre éducatif, pédagogique et juridique respectueux des droits de l’enfant et du jeune, tout en garantissant le principe de proportionnalité entre la faute commise et la sanction appliquée.
Les 9 tricheurs de Siliana remis en liberté !!!
Entretemps, les pouvoirs publics semblent avoir réalisé que les sanctions ne doivent pas aller jusqu’à l’emprisonnement et, avec les 9 élèves ayant fait l’objet, vendredi dernier, d’un mandat de dépôt pour fraude à l’examen de baccalauréat, qui ont été remis en liberté, hier.
Les avocats des élèves avaient déposé des demandes de mise en liberté, examinées par le président de la chambre correctionnelle, qui a décidé de les accepter et d’ordonner leur libération.
A rappeler que ces élèves, âgés de 18 à 19 ans, avaient été pris en flagrant délit d’usage d’écouteurs lors d’une épreuve du baccalauréat, jeudi dernier, dans un lycée de la délégation de Bou Arada.
Leur arrestation est intervenue en application aux dispositions relatives à la sanction de la fraude aux examens nationaux.
Certes, la question mérite une réflexion plus approfondie, sachant que nous sommes entre l’enclume de la permissivité qui encourage les écoliers à faire usage de la triche, et le marteau de la dissuasion qui peut détruire l’avenir de jeunes qui ont été pris dans le jeu !!! (F.S.)



