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La mosaïque, les pieds dans l’eau: bien plus qu’un loisir créatif, un art pour se reconstruire à Sidi Mahersi

La mosaïque, cet art millénaire qui transforme de simples fragments en œuvres chatoyantes, offre aux enfants un terrain d’expression extraordinaire. Bien plus qu’un simple passe-temps, cette pratique artistique permet aux jeunes créateurs de développer patience, précision et vision d’ensemble tout en s’amusant. À travers l’assemblage de tesselles colorées, les enfants découvrent la magie de voir apparaître, pièce après pièce, un dessin complet né de leur imagination.

Adaptée à différents âges et niveaux d’habileté, la mosaïque constitue une porte d’entrée fascinante vers l’histoire de l’art, les mathématiques et la coordination motrice fine. Pour beaucoup, la mosaïque peut sembler être une activité manuelle comme une autre. Pourtant, pratiquée avec conscience, elle ouvre des horizons insoupçonnés. Elle ne se limite pas à assembler des morceaux de verre ou de céramique : elle nous invite à recoller les morceaux de nous-mêmes.

Cet été, les enfants de 4 à 6 ans sont invités à découvrir les secrets de la mosaïque lors d’un atelier ludique à l’espace culturel Sidi Mahersi à Nabeul. Les pieds dans l’eau, des jeunes participants réalisent leurs propres mosaïques, fabriquent des tesselles, ces petits morceaux qui composent les mosaïques et s’amusent autour de puzzles adaptés à leur âge. Une activité idéale pour éveiller la curiosité et la créativité des plus jeunes ! Lotfi Bettaieb, animateur de cet atelier attire des dizaines de jeunes passionnés de mosaïque. « Certains viennent pour découvrir une nouvelle activité créative ou redécouvrir la mosaïque. Ici, la mosaïque est un langage créatif contemporain, libre et sensible. Les jeunes   jouent avec les matières, les couleurs, les formes. C’est dans cet espace de jeu que naissent l’élan, l’imaginaire et la liberté. Sur ce chemin, certains se libèrent d’émotions devenues inutiles ou encombrantes. Certaines familles viennent créer ensemble avec enfants, petits-enfants, pour réaliser une œuvre qui restera dans leur jardin ou espace de vie, comme symbole de leurs liens » dit-il.

                                                             Mohamed Salim

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