NewsSports

Les joueurs naturalisés ou binationaux  pourront t-ils améliorer vraiment les performances de nos équipes nationales?

Tunis – Univers News. La naturalisation sportive n’est pas indispensable pour être compétitif, mais elle offre un levier stratégique rapide pour combler des lacunes de formation ou d’effectif. Elle offre des avantages pour la compétitivité puisqu’elle  permet d’intégrer des joueurs de haut niveau international tout de suite.Elle comble un poste clé manquant dans l’équipe comme un pivot au basket.et évite d’attendre des années la formation d’un jeune talent local. Les exemples de naturalisations soupçonnées de complaisance ne manquent pas, à l’instar du basketteur congolais Serge Ibaka, naturalisé espagnol en 2011 après seulement deux saisons passées en Espagne, ou en handball avec l’équipe du Qatar vice-championne du monde 2015 avec une équipe composée de deux natifs sur dix-sept.Pour construire des équipes sportives nationales de haut niveau, les pays du Golfe comme le Qatar ou les Emirats procèdent à des naturalisations de jeunes étrangers. La Tunisie a opté en 2015 à la naturalisation de l’arrière américain  Michael Roll  lors de  l’AfroBasket 2015.Roll, natif de Californie, s’est avéré être une excellente pioch

Mais à la la suite du faux pas  de la Tunisie face au Cameroun,, le sélectionneur national Adel Tlatli a soulevé une question majeure concernant l’avenir du  basket ball  tunisien.Selon lui, la voie la plus rapide pour hisser le niveau de compétitivité de la sélection passe par la naturalisation de joueurs étrangers, une stratégie à laquelle de nombreuses nations africaines ont déjà eu recours ces dernières années.Tlatli estime que cette option pourrait offrir un gain immédiat en qualité et en performance, permettant à la Tunisie de rester dans le rythme des grandes sélections du continent.Il appelle ainsi les instances sportives à examiner sérieusement cette piste ou, à défaut, à investir davantage dans la formation, une démarche dont les effets ne se feront sentir qu’à long terme.

Et si on opte pour les binationaux!

Longtemps confronté à la concurrence des grandes nations européennes pour attirer les talents issus de sa diaspora, certains pays africains ont progressivement inversé la tendance. Aujourd’hui, les joueurs binationaux constituent l’un des principaux atouts du Maroc et illustrent le succès d’une politique de détection et de persuasion mise en place depuis plusieurs années.Autrefois, rares étaient les joueurs possédant une double nationalité à intégrer durablement la sélection marocaine. Plusieurs talents avaient préféré défendre les couleurs de leur pays de naissance, à l’image de Khalid Boulahrouz, Ibrahim Afellay, Marouane Fellaini, Nacer Chadli ou encore Adil Rami. Une situation qui a poussé les responsables du football marocain à repenser leur approche afin de mieux valoriser le vivier exceptionnel de la diaspora .Cette nouvelle stratégie repose notamment sur un réseau de recruteurs déployés à travers l’Europe pour identifier très tôt les profils prometteurs. L’objectif est d’accompagner les jeunes talents et de leur présenter un projet sportif structuré, capable de rivaliser avec ceux proposés par les grandes fédérations européennes. Cette politique a permis au Maroc d’attirer plusieurs joueurs de premier plan évoluant dans les meilleurs championnats européens. Le cas d’Achraf Hakimi demeure l’exemple le plus emblématique. Né en Espagne, le latéral du Paris Saint-Germain a toujours affirmé que son choix était avant tout guidé par ses racines et son sentiment d’appartenance au Royaume.  La FTBB ou la FTF  pourra  convaincre des talents de plus en plus nombreux en Europe de rejoindre la sélection nationale . Il suffit de dialoguer avec les joueurs et leurs familles et leur offrir de bonnes conditions de préparation

                                              Mohamed Sélim

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page