A la uneChroniques

Lorsque la violation du domaine public maritime… devient une routine!!!

UniversNews (Chronique) – On continue à rabâcher les oreilles du citoyen par des annonces de mesures pour la protection du domaine public maritime… toutefois, ce domaine n’est plus public par les soins de certains privés (surtout des hôtels) et que les citoyens sont tellement malmenés qu’ils ont peur de faire valoir leurs droits.

La quasi-totalité des plages du pays sont violées par les hôteliers qui prennent tous leurs aises, pour installer les cabanons et les transats là où bon leur semble -bien sûr avec l’aide des municipalités qui ferment les yeux pour les aider- en comptant sur les biceps de quelques « sécuritaires » qui vous somment de quitter les lieux si vous approchez de leur « terrain gardé » et qui s’étire à volonté comme la peau de mouton -ou de bœuf de notre célèbre ancêtre Elyssa (également connue sous le nom de Didon) qui est au cœur du célèbre mythe de la fondation de Carthage. La légende raconte qu’Elyssa découpa la peau en lanières extrêmement fines. En les mettant bout à bout, elle réussit à délimiter un vaste périmètre lui permettant d’entourer la colline de Byrsa et d’y fonder la cité.

A cet effet, la violation du domaine public maritime est devenue, depuis belle lurette, une routine… bien que l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) a réitéré, à maintes reprises, son appel à la nécessité de respecter le droit des citoyens à l’accès aux plages et de préserver la sécurité des installations et des équipements côtiers, rappelant l’ensemble des dispositions juridiques régissant l’exploitation du domaine public maritime.

L’agence a souligné que les autorisations accordées dans le cadre de l’occupation temporaire du domaine public maritime, en vertu d’un arrêté du ministre chargé de l’Environnement, imposent aux bénéficiaires le respect strict des cahiers des charges et des conditions d’exploitation en vigueur depuis 2014.

L’APAL a précisé -sans trop y croire- que la partie restante de la plage demeure réservée au grand public, conformément aux dispositions de l’article 21 de la loi numéro 73 de l’année 1995, en date du 24 juillet 1995, relative au domaine public maritime, modifiée par la loi numéro 33 de l’année 2005.

Cet article stipule que l’usage du domaine public maritime est libre, égal et gratuit et qu’il se limite à l’usage courant, tout en respectant les exigences de sécurité, de santé publique et de protection de l’environnement.

Il est certain que ces recommandations et ces menaces ne sont que des vœux pieux, tant qu’on n’a pas pris le taureau par les cornes et qu’on ne sanctionne pas sévèrement ceux qui sont en infraction contre la loi… alors que, pourtant, les services de la sécurité nationale, les contrôleurs de l’APAL et du ministère de l’Equipement constatent ces méfaits au quotidien… sans qu’il y ait une réaction vraiment convaincante !!!

Faouzi SNOUSSI

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page