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Mondial 2026 : les dessous du limogeage de Sabri Lamouchi !

La lourde défaite concédée face à la Suède (5-1) n’aura pas tardé à produire ses premières conséquences. Moins de vingt-quatre heures après ce revers historique, la Fédération tunisienne de football (FTF) a officiellement tourné la page Sabri Lamouchi en confiant les rênes de la sélection nationale au technicien français Hervé Renard.

Pourtant, la décision de se séparer de Lamouchi ne s’est pas faite dans la précipitation des dernières heures. Selon des informations recueillies auprès de plusieurs sources concordantes, le choix de mettre fin à l’aventure du sélectionneur français avait été arrêté avant même la séance d’entraînement programmée à midi, heure de Monterrey.

Fait révélateur, Sabri Lamouchi n’a pas dirigé cette séance. Ce sont ses adjoints qui ont encadré le groupe et conduit les exercices sur le terrain, tandis que le sélectionneur multipliait les réunions avec les responsables de la Fédération tunisienne de football afin d’évoquer son avenir à la tête des Aigles de Carthage.

Les discussions se sont poursuivies jusqu’au retour de la délégation à l’hôtel de résidence. Selon nos informations, un seul responsable fédéral a alors pris la parole devant les joueurs afin de leur demander s’ils étaient disposés à poursuivre l’aventure sous les ordres de Sabri Lamouchi. Contrairement à certaines rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux, aucun joueur n’aurait menacé de quitter le rassemblement ou posé un ultimatum à la Fédération.

En coulisses, la pression était toutefois devenue considérable. Quatre membres du bureau fédéral auraient menacé de présenter leur démission en cas de maintien du sélectionneur français. Un scénario qui aurait fragilisé davantage une Fédération déjà fortement critiquée après la débâcle face à la Suède.

Sur le plan financier, le coût du départ de Lamouchi demeure relativement limité. Le contrat liant l’entraîneur à la Fédération ne prévoit pas le versement de l’intégralité des salaires restant dus jusqu’à son terme. Une clause prévoit uniquement le paiement de trois mois de salaire à titre d’indemnité, soit un montant estimé à près de 300 mille dinars.

Selon plusieurs sources, les autorités de tutelle ont donné leur accord pour procéder au limogeage du sélectionneur et mobiliser les fonds nécessaires à cette opération, ouvrant ainsi la voie à une transition rapide à la tête de l’équipe nationale.

Avant l’officialisation de la piste Hervé Renard, le nom de Mondher Kebaier avait également circulé avec insistance au sein des instances décisionnelles. L’ancien sélectionneur figurait parmi les profils envisagés pour reprendre le groupe dans l’urgence avant que le choix final ne se porte sur l’expérimenté technicien français.

Avec l’arrivée d’Hervé Renard, la Fédération espère provoquer un électrochoc et relancer une sélection nationale profondément ébranlée par son entrée catastrophique dans la Coupe du monde. Reste désormais à savoir si ce changement d’entraîneur suffira à corriger les lacunes observées face à la Suède ou s’il ne constitue qu’une réponse immédiate à une crise plus profonde qui touche le football tunisien depuis plusieurs années.

KS

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