
UniversNews (Politique) – Quelques heures avant cette réunion, prévue demain, lundi 26 janvier et consacrée à la situation en Libye, le ministère libyen des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a publié un communiqué exprimant ses « réserves quant à la tenue de toute réunion ou consultation concernant les affaires libyennes sans la participation de l’État libyen, représenté par son ministère des Affaires étrangères ».
La déclaration du ministère libyen des Affaires étrangères soulève plusieurs interrogations, notamment concernant l’exclusion de la partie libyenne, principale concernée, des discussions sur un sujet qui la touche directement, le retour de l’Égypte dans cette « troïka » formée à New York en 2017, et le sort de l’« alliance tripartite » entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye.
La « Troïka » concernée par la question libyenne a été formée en marge des réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies en 2017. Une réunion a été organisée avec les ministres des Affaires étrangères de Tunisie, d’Égypte et d’Algérie de l’époque, à savoir Khemaies Jhinaoui, Sameh Shoukry et Abdelkader Messahel, qui ont décidé d’établir un mécanisme de coordination entre eux dans le but de « soutenir la solution politique en Libye et de rejeter les interventions étrangères ».
Des réunions consultatives avaient eu lieu entre 2017 et 2019, témoignant principalement de la reconnaissance croissante du rôle clé des acteurs internationaux sur la scène libyenne. La « Troïka tunisienne-algérienne-égyptienne » s’est réunie à nouveau en 2025, tenant deux réunions : l’une au Caire en mai et l’autre à Alger en septembre.
Cependant, entre-temps, la région a connu la formation de ce que l’on pourrait considérer comme une « alliance tripartite » entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye, préparée au niveau présidentiel en marge du Sommet mondial du gaz, organisé par Alger en mars 2024, et dont la création a été officiellement annoncée en avril de la même année lors d’un sommet organisé par la Tunisie, avec la participation de Kaïs Saïed, du président algérien Abdelmadjid Tebboune et du président du Conseil présidentiel libyen Mohammed al-Manfi. Depuis, aucune rencontre trilatérale n’a eu lieu entre la Tunisie, l’Algérie et la Libye, ni au niveau présidentiel ni au niveau des ministres des Affaires étrangères.



