
UniversNews (Examens) – Pour la session du baccalauréat 2026, le ministère de l’Éducation nationale vient de présenter un plan antitriche sans précédent, mettant en garde les candidats au baccalauréat contre les sanctions sévères encourues en cas de tentative ou de fraude, notamment l’introduction d’un appareil électronique ou d’un outil de communication dans le centre d’examen. Les contrevenants s’exposent à des sanctions allant d’une interdiction de se présenter à l’examen pour une durée d’un à cinq ans.
Dans un communiqué publié par la Direction générale des examens, le ministère a expliqué que les sanctions débutent par la disqualification immédiate du candidat et peuvent aller jusqu’à l’annulation de la session et une interdiction de se présenter au baccalauréat pendant plusieurs années, ainsi que l’exclusion de tous les établissements d’enseignement public, publics comme privés.
Le communiqué précise que :
- Toute tentative de fraude entraîne une interdiction de se présenter à l’examen pour une durée d’un à trois ans et l’exclusion de tous les établissements d’enseignement public.
- Les candidats pris en flagrant délit de fraude s’exposent à une interdiction de se présenter à l’examen pour une durée de deux à cinq ans et à l’exclusion de tous les établissements d’enseignement public.
- Les candidats ayant un mauvais comportement sont également passibles d’une interdiction de se présenter à l’examen pour une durée d’un à trois ans et de l’exclusion de tous les établissements d’enseignement public.
- Les candidats surpris en train de tenter de tricher ou de faire preuve de mauvaise conduite seront interdits de passer l’examen pendant une période de deux à cinq ans et exclus de tous les établissements d’enseignement publics.
- Ceux qui surpris en train de tricher et de faire preuve de mauvaise conduite seront interdits de passer l’examen pendant une période de trois à cinq ans et exclus de tous les établissements scolaires publics.
- Pour les candidats individuels, ceux surpris en train de tenter de tricher, de faire preuve de mauvaise conduite, seront interdits de passer l’examen du baccalauréat pendant cinq ans, en sus des sanctions pénales applicables.
Attention à la tricherie électronique
Le Ministère de l’éducation a déclaré que tout acte de tricherie ou de tentative de tricherie, y compris l’introduction d’un appareil électronique ou d’un moyen de communication dans le centre d’examen, ainsi que tout acte de mauvaise conduite ou de perturbation du bon déroulement de l’examen, exposeront leurs auteurs aux sanctions prévues à l’article 19 du décret du 29 mars 2021, modifiant et complétant le décret du 24 avril 2008 relatif au règlement de l’examen du baccalauréat.
Il a souligné que s’il est prouvé qu’un candidat a intentionnellement téléchargé l’intégralité ou une partie de l’examen sur un appareil électronique pendant l’épreuve, ou a utilisé un téléphone portable ou tout autre appareil électronique muni d’accessoires spécifiquement conçus pour la fraude électronique (écouteurs, câbles, etc.), le responsable du centre d’examen confisquera tout le matériel et disqualifiera immédiatement le candidat pour la suite des épreuves des deux sessions. Il s’exposera également aux sanctions prévues par le règlement.
Le ministère a averti que toute agression, verbale ou physique, envers le personnel de surveillance entraînera la disqualification immédiate du candidat pour la suite des épreuves des deux sessions, ainsi que l’application des sanctions prévues par le même règlement Il insiste sur le fait que l’introduction de tout appareil électronique dans le centre d’examen est interdite, notamment les téléphones portables, les tablettes, les ordinateurs, les montres connectées et les stylos électroniques, à l’exception des calculatrices, qui doivent être correctement étiquetées. Toute infraction à cette règle, a-t-il précisé, constitue une tentative de fraude et sera sanctionnée.
Le ministère affirme enfin que cette démarche s’inscrit dans une approche globale destinée à améliorer la qualité des examens et à garantir le respect des principes d’égalité des chances et de mérite, tout en anticipant les nouvelles formes de triche susceptibles d’apparaître lors des prochaines sessions du baccalauréat. (M.S)



