
Ce mardi 7 avril 2026, le secteur de l’éducation en Tunisie connaît une paralysie quasi totale. Répondant à l’appel de la Fédération Générale de l’Enseignement Secondaire, les professeurs des lycées et collèges, ainsi que les enseignants d’éducation physique et le personnel administratif, ont entamé une grève générale sur l’ensemble du territoire.
Une mobilisation d’envergure
Le mouvement touche une large catégorie de professionnels :
Enseignants des lycées et collèges (techniques, pilotes et classiques).
Enseignants d’éducation physique (y compris ceux intervenant dans le primaire).
Directeurs d’établissements et surveillants généraux.
Enseignants affectés à des tâches administratives au sein des directions régionales et centrales des ministères de l’Éducation et de la Jeunesse.
Conformément aux directives syndicales, la grève est présentielle. Bien que les directeurs aient assuré le salut du drapeau et l’entrée des élèves à 8h00, ils ont rejoint les salles des professeurs dès 8h15 pour cesser toute activité administrative. Les enseignants, même ceux n’ayant pas de cours ou étant en formation, se sont rassemblés dès le matin pour signer des pétitions et réitérer leurs revendications.
Les raisons de la colère
Cette action de force est l’aboutissement d’un long processus de contestation. La Fédération dénonce le blocage du dialogue avec le ministère de l’Éducation et réclame l’application de l’accord du 23 mai 2023.
Les points de discorde majeurs incluent :
L’augmentation salariale : Le versement d’une prime de 100 dinars, prévue pour janvier 2026, qui n’a toujours pas été activée.
Les promotions : Le non-paiement des arriérés financiers liés aux promotions professionnelles, dus avec effet rétroactif depuis juillet dernier.
Les conditions de travail : L’absence de réformes concernant l’infrastructure dégradée des établissements et le problème persistant de l’encombrement des classes.
Face à ce qu’elle qualifie de « fermeture des portes du dialogue », la base syndicale montre aujourd’hui sa détermination à obtenir gain de cause.
KS



