
UniversNews (Santé) – Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance Riadh Daghfous, a souligné que la situation épidémiologique concernant les virus « Hanta » et « Ebola » n’est pas préoccupante, tant au niveau mondial qu’en Tunisie, soulignant que le risque de propagation de l’infection est limité en raison des mesures préventives et des protocoles sanitaires mis en place dans notre pays.
Daghfous a expliqué, dans une interview réalisée jeudi soir au studio de l’agence TAP, que le virus « Hanta », découvert en 1976, n’est pas nouveau et ne se transmet pas facilement d’une personne à une autre, l’infection étant principalement liée aux rongeurs, en particulier les souris.
Henta : Gravité selon les souches et les zones
Il a ajouté que la gravité du virus varie selon la souche et la situation géographique, précisant que :
- Les souches répandues en Europe et en Asie ciblent les reins et peuvent entraîner des hémorragies, avec un taux de mortalité allant de 10 à 15 pc.
- Les souches répandues sur le continent américain sont plus dangereuses, car elles attaquent rapidement le système respiratoire et provoquent une accumulation de liquides dans les poumons, avec un taux de mortalité pouvant atteindre entre 40 et 50 pc ».
Il a souligné l’inexistence de vaccin contre le virus « Hanta » ce qui implique que le traitement est basé essentiellement sur la gestion des symptômes, tels que la fièvre et la diarrhée et la prise en charge des complications potentielles.
Daghfous a précisé que les cas graves peuvent nécessiter une assistance respiratoire ou une dialyse en cas de dommages rénaux, affirmant que le dépistage précoce et l’intervention rapide réduisent considérablement la gravité de la maladie.
En ce qui concerne les moyens de prévention, Daghfous a appelé à la prudence lors du nettoyage des entrepôts ou des lieux pouvant contenir des excréments de rongeurs, mettant en garde contre le balayage à sec qui pourrait propager le virus par la poussière dans l’air. Il a recommandé de nettoyer les zones contaminées avec un mélange d’eau de javel dilué à l’eau.
Ebola : un virus ancien et spécifique à certaines zones en Afrique
Concernant le virus « Ebola », Daghfous a expliqué que ce virus est ancien et confiné dans certaines zones spécifiques en Afrique, notant que l’animal porteur du virus est un type particulier de chauve-souris, qui n’existe pas en Tunisie. Et d’ajouter: « Aucun cas de virus Ebola n’a été enregistré en Tunisie, jusqu’à présent ».
Daghfous a fait savoir que le protocole sanitaire est actif de manière continue en Tunisie, notamment par le biais de la surveillance des personnes en provenance de zones infectées, soulignant que l’organisation mondiale de la santé impose également des mesures strictes interdisant le voyage des personnes présentant des symptômes de la maladie.



