
UniversNews (Littoral) – En Tunisie, il n’existe pas de plages privées en bord de mer au sens strict du terme. Le domaine public maritime de l’État, qui comprend la mer et la plage, est en effet inaliénable et par conséquent personne ne peut en devenir propriétaire. Mais le phénomène de fermeture des plages au public, signalé par des panneaux «PRIVÉ», prend de l’ampleur chaque jour, comme si la mer n’est qu’un espace touristique et n’appartient plus à tous.
C’est le cri d’alerte lancé par la TunSea Academy, qui dénonce la privatisation progressive du littoral tunisien. Dans de nombreuses zones côtières, des cabanes et installations balnéaires initialement conçues comme temporaires se transforment en véritables barrières permanentes, bloquant ainsi l’accès libre au domaine public maritime.
L’Association précise que la plage est un espace public, une ressource naturelle, et elle appartient à tous… et non un privilège accordé à un groupe au détriment d’un autre. Bloquer l’accès à la plage viole le droit aux loisirs, restreint l’accès des familles à la nature et défigure le littoral, qui est un bien public selon la loi tunisienne.
« La plage appartient à tout le monde… aujourd’hui et demain », martèle l’organisation, qui mène cette initiative dans le cadre du projet ROSE –Renforcement des Organisations de la Société Civile Émergente, financé par l’Union européenne. Elle s’oppose à toute empiètement sur le domaine public maritime, encourage les municipalités et les autorités à faire respecter la loi et à protéger les plages des monopoles tout en promouvant une culture qui respecte le droit d’accès libre à la plage (M.S).



