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Les élèves face à l’épreuve du Ramadan… Concentration, fatigue mentale et soif!!!

UniversNews (Education) – A peine une semaine après la reprise de l’école, la plupart des élèves rencontrent des difficultés à suivre en classe et à assimiler les cours dispensés en raison d’une grande fatigue résultant d’un déficit de sommeil durant les premiers jours du Ramadhan. De nombreux élèves font des efforts pour concilier le jeûne et l’apprentissage en classe. Malgré la fatigue et la soif, ils réussissent à traverser cette période grâce à leur détermination et à l’appui de leurs enseignants. Fatigue, manque de concentration, somnolence, le mois sacré du Ramadan apporte son lot de désagréments pour ces jeunes jeûneurs, en plus d’une sensation de faim. Si ce mois sacré est censé être accueilli dans la sérénité, de nombreux élèves trouvent du mal à s’adapter au rythme et aux changements qu’impose Ramadan.

Mehdi a du mal à suivre en classe. « Je fais le ramadan depuis qu’il a 5 ans. Ce n’est pas facile de jeûner lorsqu’on est à l’école. On est fatigués. Mais on essaie de faire de notre mieux », explique-t-il. Nadia, élève au bac lettres, se dit déterminée à continuer ses efforts pour maintenir ses résultats scolaires malgré la soif, la faim et la fatigue. « Ça devient beaucoup plus difficile parce que je manque d’énergie pour mieux performer », ajoute-t-elle. Les élèves apprécient l’appui dont ils bénéficient, auprès de leurs enseignants, lorsque leur participation faiblit. « Que ce soit pour le jeûne du Ramadan, on est là pour nos élèves. On les écoute tout en continuant les apprentissages », souligne Yosra, institutrice.

Ramadan peut avoir un impact négatif sur la santé physique et morale des enfants et par ricochet, sur leur rendement scolaire. Nombreux parmi eux n’arrivent plus à suivre le rythme des cours en raison du manque de sommeil, ce qui a des conséquences sur leur parcours scolaire.  La fatigue des élèves ou la paresse scolaire durant le mois du Ramadhan est souvent due au changement des heures de repas, à une baisse du taux de glycémie (hypoglycémie) ou une déshydratation d’autant que certains élèves ne prennent pas de repas important du Shour. Les jeunes dorment le jour pour rester éveillés toute la nuit, cela agit négativement sur leur horloge biologique, qui régule énormément de fonctions, notamment les fonctions cognitives, le rythme de multiplication des cellules, la sécrétion des hormones, la mémoire etc…

Pour Sonia, nutritionniste, « cette fatigue est souvent due au changement des heures de repas, à une baisse du taux de glycémie (hypoglycémie) ou une déshydratation, d’autant que certains élèves ne prennent pas de repas important du Sohour. La consommation d’une alimentation riche en sel, en sucres industriels et en glucides et une faible consommation d’eau qui influe négativement sur l’activité du cerveau, est à l’origine de cette fatigue. Le volume horaire des cours, plus de 25 minutes par matière, influe également sur la capacité d’assimilation des élèves ». Elle suggère aux parents d’offrir aux enfants qui jeûnent des repas contenant des protéines, notamment des légumineuses, de la viande, du lait ainsi que du poisson. « Le principal avantage des protéines, c’est que ça va vous maintenir rassasié sur une plus longue période », explique-t-elle. Selon elle, les parents doivent aussi servir à leurs enfants des fruits et des légumes pour hydrater le corps.

Le maintien de la concentration pendant le Ramadan requiert un équilibre physiologique fondamental. Étant donné la sensibilité du cerveau à l’hydratation, au sommeil et aux apports énergétiques, certaines pratiques sont susceptibles de réduire la fatigue mentale. Une hydratation adéquate entre le ftour et le Sohour est essentielle, étant donné que même une déshydratation modérée peut affecter l’attention et la vigilance.

L’alimentation exerce également une influence déterminante. Une alimentation équilibrée, encourageant une diffusion graduelle de l’énergie, contribue à prévenir les variations glycémiques pouvant potentiellement induire une somnolence et une diminution de la concentration. En dernier lieu, il convient de souligner le rôle déterminant de la qualité du sommeil. La diminution ou la discontinuité du repos est susceptible d’altérer les fonctions cognitives, en particulier l’attention et la mémoire de travail. (M.S)

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