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Nomination de Ridha Jeddi : Une décision qui ravive la polémique après l’échec du Mondial

La désillusion provoquée par la participation jugée catastrophique de la sélection tunisienne à la Coupe du monde de football aux États-Unis continue d’alimenter les débats. Les résultats enregistrés par les Aigles de Carthage ont suscité une profonde déception auprès de l’opinion publique sportive et d’une large partie des Tunisiens, relançant avec force les appels à une réforme en profondeur du football national.

Dans ce contexte, de nombreux observateurs attendaient une réaction forte du ministère de la Jeunesse et des Sports, à travers des décisions susceptibles de marquer une rupture avec les pratiques ayant conduit à cet échec. L’espoir était de voir émerger un plan de redressement associant des mesures immédiates à une vision stratégique de long terme.

Cependant, la nomination de Ridha Jeddi au poste de directeur technique national est loin de faire l’unanimité. Ses détracteurs estiment que ce choix s’inscrit davantage dans une logique de continuité que de changement, alors que le football tunisien traverse l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente.

Les critiques portent principalement sur le parcours de l’ancien entraîneur. Selon ses opposants, Ridha Jeddi ne dispose pas d’un palmarès suffisamment étoffé pour occuper une fonction aussi stratégique. Ils soulignent que sa carrière a été marquée par plusieurs expériences sans résultats majeurs et qu’il n’a jamais dirigé la sélection nationale, y compris dans les catégories de jeunes, ni entraîné les principaux clubs du championnat tunisien.

Ses détracteurs rappellent également que sa notoriété s’est construite en partie grâce à ses interventions comme consultant dans les médias sportifs. Ils estiment toutefois que cette expérience ne constitue pas une garantie de réussite à la tête de la direction technique nationale.

Certains vont jusqu’à s’interroger sur les critères ayant présidé à sa désignation, relevant notamment que ses apparitions médiatiques se sont essentiellement limitées à la chaîne Al Mayadeen, dont la couverture sportive est jugée secondaire par rapport à sa ligne éditoriale généraliste.

Au-delà de la personne de Ridha Jeddi, cette nomination illustre les interrogations persistantes sur la gouvernance du football tunisien et sur la capacité des responsables à engager les réformes structurelles réclamées par une partie croissante des acteurs du sport et de l’opinion publique.

KS

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