
UniversNews (Santé) – Une étude médicale récente publiée par l’Association tunisienne des sciences médicales dans la revue « Tunisie médicale » et portant spécifiquement sur la situation des patients atteints d’un cancer du poumon « non à petites cellules » à un stade avancé (stades III et IV) dans la région du Nord-Ouest, a révélé que le retard de diagnostic reste le principal facteur limitant les chances de guérison et l’amélioration du pronostic, malgré les progrès enregistrés dans les traitements à l’échelle mondiale.
Cette étude, la première du genre réalisée spécifiquement pour cette région, a montré qu’une prise en charge thérapeutique rapide constitue un facteur déterminant pour améliorer les chances de survie, soulignant que la réduction du délai entre le diagnostic et le début de la chimiothérapie a un impact direct sur les résultats cliniques des patients.
Cette étude a été menée sur une période de neuf ans (de janvier 2013 à décembre 2020) au sein du service régional d’oncologie de Jendouba, en collaboration avec l’Institut Salah Azaiez de Tunis et plusieurs établissements hospitaliers et universitaires. Elle a porté sur le suivi de 95 patients atteints d’un cancer du poumon à un stade avancé.
Les hommes représentent 91 % de l’échantillon, dont l’âge moyen était de 64 ans. L’échantillon comptait également un pourcentage élevé de fumeurs (89 %), ce qui confirme le lien étroit entre le tabagisme et le cancer du poumon. Les données ont également montré que les symptômes les plus courants sont la toux persistante (26 %), suivie des douleurs thoraciques (21 %), puis de l’essoufflement (18 %).
L’étude a montré que le taux de survie s’éleve à 52,6 % un an après le diagnostic, à 23,2 % après deux ans, pour ne plus atteindre que 3 % après cinq ans, ce qui reflète la gravité de la maladie lorsqu’elle est détectée à un stade avancé. Elle indique par ailleurs que la durée moyenne de survie après le diagnostic n’a été que de 12 mois.
Diagnostic
Le diagnostic du cancer du poumon repose en première intention sur l’imagerie Symptômes et diagnostic du cancer du poumon. Il débute souvent par un scanner thoracique (tomodensitométrie). La confirmation définitive et la caractérisation précise de la tumeur (à petites cellules ou non à petites cellules) nécessitent une biopsie (prélèvement tissulaire) réalisée par fibroscopie bronchique Symptômes et diagnostic du cancer du poumon | ameli.fr ou sous contrôle radiologique.
Le parcours de diagnostic s’organise généralement de la façon suivante :
- Les examens d’imagerie initiaux : Outre la radiographie, le scanner thoracique permet de localiser la lésion Tests diagnostiques pour le cancer du poumon. Pour évaluer l’extension de la maladie (bilan d’extension), d’autres examens peuvent être réalisés : un PET-scan, une IRM cérébrale ou un scanner abdominal.
- La biopsie (Diagnostic de certitude) : Un fragment de la tumeur est prélevé pour être analysé en laboratoire d’anatomopathologie Symptômes et diagnostic du cancer du poumon | ameli.fr. Ce prélèvement est indispensable pour confirmer le diagnostic Symptômes et diagnostic du cancer du poumon | ameli.fr et identifier les caractéristiques moléculaires de la tumeur, ce qui orientera le choix du traitement Diagnostic.
- Le dépistage : Pour les populations à très haut risque (notamment les fumeurs et anciens fumeurs), un dépistage précoce peut être effectué par scanner thoracique à faible dose et un examen non invasif ne nécessitant pas d’injection. [1, 2]



