
UniversNews (Santé) – Des chercheurs ont révélé qu’un test sanguin pourrait permettre de détecter le diabète de type 1 chez les enfants bien avant l’apparition des symptômes, renforçant ainsi les appels à élargir le dépistage précoce.
Une étude publiée dans la revue JAMA a montré que la majorité des enfants diagnostiqués ne présentaient aucun antécédent familial, ce qui indique que le dépistage ne devrait pas se limiter à cette catégorie uniquement.
Menée sur un échantillon de plus de 220 mille enfants en Allemagne, dont 590 ont été identifiés à des stades précoces de la maladie, l’étude a montré que l’état de 212 d’entre eux a évolué vers un stade nécessitant un traitement par insuline.
Les chercheurs ont confirmé que le dépistage précoce pourrait réduire les complications graves, telles que l’acidocétose diabétique.
Longtemps considéré comme un « diabète de l’enfant », le DT1 peut cependant survenir à tout âge, bien que la plupart des cas se déclarent avant 35 ans, avec un pic à l’adolescence. Depuis une trentaine d’années, le nombre de personnes atteintes de diabète de type 1 ne cesse d’augmenter, au rythme de 3 à 4 % par an.
Symptômes du diabète de type 1 liés à l’hyperglycémie
Les symptômes se manifestent par « un syndrome polyuropolydipsique » qui regroupe :
- Des envies fréquentes d’uriner en quantité abondante (polyurie) y compris la nuit ;
- Une énurésie dite secondaire chez le jeune enfant. L’enfant recommence à faire « pipi au lit » alors qu’il était déjà propre ;
- Une soif anormale (polydipsie) ;
- Un amaigrissement important malgré un maintien de l’appétit avec chez l’enfant une cassure de la courbe staturopondérale ;
- Une fatigue.
Acidocétose révélatrice du diabète chez l’enfant
Si le diabète insulinodépendant n’est pas traité rapidement, le manque d’insuline a pour conséquence une élévation des hormones de contre-régulation de la glycémie le glucagon, le cortisol, etc. Sous l’influence de ces hormones, l’organisme utilise les graisses du foie pour fabriquer de l’énergie et produit de l’acétone, néfaste pour le corps : c’est l’acidocétose.
L’acidocétose, fréquemment révélatrice du diabète chez l’enfant, se manifeste par :
- Des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements ;
- Une perte d’appétit ;
- Une somnolence ;
- Des troubles de la vue ;
- Une odeur fruitée de l’haleine et une odeur anormale des urines, due à la production de corps cétoniques ;
- Une respiration rapide ;
- Puis, en l’absence de traitement, des troubles de la conscience.
Face à ces symptômes, il est primordial de consulter rapidement le médecin traitant.
Le diabète de l’enfant ou de l’adolescent nécessite une prise en charge urgente, en général le jour même ! Tout doit être mis en œuvre pour que le diagnostic soit posé avant le stade d’acidocétose qui survient rapidement à cet âge.
Prévenir les complications du diabète de type 1
Lorsque le traitement n’est pas adapté, des complications aiguës telles que l’hypoglycémie et l’acidocétose sont observées.
Un suivi régulier prévient et retarde l’apparition de complications à long terme du diabète, notamment quand l’enfant atteindra l’âge adulte.
Surveiller la croissance de l’enfant et de l’adolescent diabétique
Aujourd’hui, la taille moyenne des enfants et des adolescents diabétiques n’est pas différente de celle des personnes non diabétiques. Si le diabète est bien équilibré, l’enfant grandit normalement.
Dans certains cas, le déséquilibre du diabète peut ralentir la croissance. Le retentissement sur la taille à l’âge adulte peut être plus important lorsque le diabète débute tôt dans l’enfance. Cela est particulièrement sensible au moment de la puberté. En effet, cette période est marquée par une croissance rapide durant laquelle l’équilibre glycémique est souvent plus difficile à maintenir. Si l’hémoglobine glyquée est élevée, témoignant d’un mauvais équilibre du diabète, il existe un risque de perdre définitivement plusieurs centimètres. La croissance reprend normalement lorsque les doses d’insuline sont mieux adaptées.
Un ralentissement de la croissance peut aussi révéler une maladie associée (maladie cœliaque, hypothyroïdie, etc.)
Veiller à une bonne hygiène buccodentaire du diabétique
Une salive plus sucrée et une diminution de la résistance aux infections microbiennes rendent les personnes diabétiques plus vulnérables aux :
Il est important de faire le nécessaire pour éviter ces complications, en s’assurant que l’enfant ou l’adolescent :
- Conserve une bonne hygiène bucco-dentaire avec un brossage régulier des dents, encore plus important en cas de port d’appareils d’orthodontie pour malposition dentaire ;
- Soit suivi régulièrement par son chirurgien-dentiste.



