
Universnews – Plusieurs pays européens ont exprimé leur réticence à répondre à l’appel du président américain Donald Trump en faveur d’un engagement militaire destiné à rouvrir le détroit d’détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Alors que Washington accentue la pression sur ses alliés de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord pour sécuriser la circulation maritime dans cette zone, plusieurs capitales européennes ont clairement indiqué qu’elles ne souhaitent pas être entraînées dans un conflit qu’elles considèrent comme relevant d’une initiative américaine.
L’Allemagne a été parmi les premières à réagir. Son ministre de la Défense, Boris Pistorius, a déclaré que « ce n’est pas notre guerre », insistant sur la nécessité de privilégier la voie diplomatique plutôt qu’un renforcement militaire.
Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a affirmé que son pays ne serait pas entraîné dans une guerre élargie contre l’Iran, tout en précisant que Londres poursuivait les consultations avec ses alliés sur les solutions possibles.
En France, les autorités ont indiqué que le dispositif naval français maintenu en Méditerranée orientale conserve une posture strictement défensive. Emmanuel Macron n’a annoncé, à ce stade, aucun engagement militaire direct dans le détroit.
L’Italie a également écarté l’idée d’une participation navale active. Le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a souligné qu’aucun pays européen n’avait proposé d’envoyer des bâtiments militaires pour forcer le passage.
Même position du côté de la Pologne, où le ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a indiqué qu’aucune discussion gouvernementale n’avait été engagée sur une éventuelle participation militaire.
Cette prudence européenne intervient dans un contexte de fortes tensions énergétiques mondiales, marqué par la hausse des prix du pétrole et la crainte d’un impact économique direct sur les ménages européens.
KS



