
UniversNews (Social) – L’escalade continue, entre la centrale syndicale et le gouvernement, concernant les négociations salariales. Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) Noureddine Taboubi, a souligné jeudi que « la réunion de la commission administrative nationale de l’organisation, (prévue aujourd’hui vendredi), constitue une étape importante pour examiner la décision du conseil national de l’UGTT en septembre 2024 concernant la grève générale, en raison de ce qu’il considère comme « blocage du dialogue et détérioration de la situation dans le pays ».
Ses déclarations ont été faites en marge de la marche organisée par l’UGTT, à partir de la place Mohamed Ali devant son siège central à Tunis en direction du mausolée du leader syndicaliste Farhat Hached, à l’occasion de la commémoration du 73e anniversaire de son assassinat.

A cette occasion, les participants à la marche syndicale ont scandé des slogans revendiquant le droit syndical et les négociations sociales.
Taboubi a souligné l’importance de la prochaine réunion de la commission administrative, troisième autorité de décision au sein de la centrale syndicale, précisant qu’elle sera déterminante pour examiner la décision du conseil national, en tant que deuxième autorité au sein de l’union.
En marge de cette marche commémorative, Il a déclaré aux journalistes que « le principe de grève a été envisagé au cours du conseil national en septembre 2024 et la commission administrative nationale ne peut pas l’annuler ».
A ce titre, Il a affirmé que cette position s’explique par ce qu’il a qualifié « de suspension du dialogue et des négociations sociales, de la non-application des accords signés, d’atteinte aux organisations de la société civile et syndicales et de détérioration de la situation économique et sociale ».
Il a indiqué que l’insertion de l’augmentation salariale dans les secteurs public et privé dans la loi de finances de 2026 sans négociations sociales entre le gouvernement, l’UGTT et l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) constitue » une démarche inédite ».



